Premiers pas dans mon nouveau monde, pour quelques semaines ou quelques années, je ne le saurai que bientôt.
Tout commence par une frontière invisible, celle que je franchis en un instant en passant du hall principal du terminal 2A à Charles de Gaulle à l'espace d'enregistrement et de contrôle des vols vers l'Israël. En quelques instants, je ne suis plus un simple voyageur qui vient de débourser 50€ de taxi pour cause de grève affectant le RER. Je suis devenu un potentiel manipulateur, menteur trouble-fête, machiavélique semeur de trouble. Comme les quelques milliers avant moi qui ont voulu voler vers ce pays pour la première fois. Comme la plupart d'entre eux, je ne le suis pas, mais ça, moi je le sais, mais pas la fille qui me dit de la suivre.
Une heure et demi de questions en anglais. C'est vrai je triche, ça ne fait pas autant: oui, certaines sont posées en double, voire en triple. Il n'empêche, il faut bien y répondre à chaque fois. Je ne trouve pas tous mes mots... Elle me dit d'un air désolé que malgré toutes mes explications, non vraiment, elle ne comprend pas pourquoi mon entreprise m'envoie là-bas. Comme si elle avait compris les métiers de tous ceux qui sont passés avant moi...
La fille me sourit enfin, elle est désolé que ça ait pris autant de temps, mais elle me dit que j'ai passé le test, j'ai le droit de prendre l'avion.
Je vous passe les quelques autres vérifications et conversations inintelligibles, au walkie-talkie, les yeux fixés sur moi, qui auront lieu avant que je puisse décoller. Et pourtant j'ai pas l'air méchant...
A chaque fois, une fois la vérification terminée, il y a toujours un sourire, un petit mot d'excuse, je finis par supposer que c'est nécessaire...
En l'air j'y suis déjà: les conversations animées que je ne comprends pas mais où on reconnait la bonne humeur, les rires de bon cœur des gens qui rentrent chez eux ou qui vont enfin revoir la famille, juste le temps pour m'acclimater à l'ambiance. 4 heures qui passent vite (plus vite que le retour de vacances, il y a à peine 10 jours, depuis la Nouvelle-Zélande). Et j'y suis. Je m'attends au pire, mais non, pas de contrôle, il font confiance à leurs collègues dans les aéroports aux 4 coins du monde... Ça tombe bien, j'ai envie de dormir.
Un faux chauffeur de taxi qui veut me louer ses services, un vrai chauffeur qui le repère et qui me récupère et trois-quart d'heure d'autoroute plus tard (et aussi mon premier passage à un check-point tenu par un militaire), voilà je suis à Jérusalem!!
La suite au prochain épisode...
vendredi 30 janvier 2009
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T'as vu ta tête de terroriste qui est allé chercher des germes de virus bactériologique dans des camps d'entrainement d'Al-Qaida en nouvelle Zélande aussi?
RépondreSupprimerTu cherches! Moi, j'aurais été la fille de l'accueil de l'aéroport, je t'aurais fait abattre sur place, juste pour être sûr.